Fiche

Responsable : 
Romain AIMÉ, Fabien BLANC
Période de fouille : 
2012
Localité : 
Antibes (Alpes-Maritimes)
Type d'opération : 
Période : 
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Résumé

 

2012, Val Claret

La réalisation de travaux par Réseau Ferré de France pour la création d’une troisième voie ferrée entre Antibes et Cagnes a permis de mettre au jour un tronçon de l’aqueduc romain dit « de la Fontvieille ». En effet, le creusement d’une tranchée pour la réalisation d’un drain a partiellement endommagé la voûte de l’aqueduc (zone 2). Le terrassement du terrain a également permis de mettre au jour deux anciens puits de visite de l’aqueduc (zones 1 et 3). Au vu des destructions survenues sur l’aqueduc et notamment l’écrêtage de la voûte, le Service Régional de l’Archéologie a prescrit une opération de sauvetage urgent.

Elle s’est déroulée en 2012. Après un nettoyage des structures des zones 1 et 3 et une réouverture à la pelle mécanique de la zone 2 (qui avait été recouverte par un drain après l’écrêtage de la voûte), les élévations des zones 1 et 2 ont fait l’objet d’un enregistrement stratigraphique et de relevés systématiques. En raison des difficultés d’accès à la zone 3 et de la dangerosité de travailler à proximité (la zone est située en contrebas d’un tas de graviers, profondeur importante du puits de visite…), celle-ci n’a fait l’objet que d’un nettoyage de surface et d’observations sommaires. Une série de prélèvements de mortiers a été effectuée dans le but de définir les compositions des mortiers utilisés mais aussi de comparer les résultats avec ceux obtenus lors de la fouille du Val Claret effectuée par l’INRAP en 2005.

L’étude a permis de mettre en évidence une portion homogène de l’aqueduc. En effet, les maçonneries de l’aqueduc appartiennent toutes à une phase de construction antique et ne semblent pas avoir été affectées par les restaurations de l’époque moderne. Les analyses de mortiers effectuées (en les comparants aux travaux menés par l’INRAP en 2005) nous poussent à penser que les maçonneries sont d’origine antique. Seule la présence de ciment de Portland, en utilisation à partir du second quart du XIXe siècle, induit quelques réfections de l’aqueduc et notamment des solins.

Romain AIMÉ

2012, Antibes

L’opération consistait en une assistance à maîtrise d’œuvre. La réalisation d’un équipement culturel nouveau dans la périphérie urbaine d’Antibes a entraîné la mise au jour d’un tronçon de l’aqueduc Antique de Fontvieille. Il s’agissait d’accompagner le maître d’œuvre dans des opérations de récupération et d’interprétation des vestiges de l’aqueduc pour une mise en scène dans le nouvel équipement culturel.

Fabien BLANC