Fiche

Responsable : 
Julien Foltran, Camille Marguerite
Période de fouille : 
2017-2018
Maître d'ouvrage : 
commune du Mas-d’Agenais
Localité : 
Le Mas-d’Agenais (Lot-et-Garonne)
Type d'opération : 
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Période : 
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Résumé

L’église de la collégiale Saint-Vincent du Mas d’Agenais est au centre d’une nécropole dont la durée d’occupation s’étend du Haut Empire au XVIIIe siècle. Ses travaux de restauration prévoyaient un décaissement et le creusement d’un réseau pour les eaux pluviales au nord de l’édifice, des reprises des maçonneries de gros œuvre et d’encadrements de baies sur son élévation nord, ainsi que la reprise de sols effondrés à l’intérieur de la nef.

Peu de vestiges ont été observés en place dans les tranchées pour les eaux pluviales, d’une profondeur de 0,90 m. La construction récente d’un glacis en béton contre la nef a fortement perturbé le secteur et une très grande quantité d’ossements humains a été retrouvée en vrac. Dans un sondage d’un mètre carré d’une profondeur de 1,30 m, deux sépultures en place sont apparues sous le glacis, dont une d’immature. Quelques lambeaux de sol ont aussi été mis au jour, correspondant à l’ancien niveau de circulation du cloître. Dans l’église, outre d’anciens niveaux de sol carrelés, des sépultures en place ont aussi été mises au jour.

L’étude du bâti a été réalisée sur deux élévations perpendiculaires longeant l’ancien cloître : le mur nord de la nef, qui servait d’appui à l’aile sud du cloître, et le mur ouest des bâtiments composant l’aile orientale du cloître. Cinq principales phases de construction et d’abandon ont été déterminées. La construction des bâtiments du prieuré et de l’église à la fin du XIIe-début du  XIIIe siècle  est  la  plus  ancienne,  avec  une  progression  du  chantier de cette dernière d’est en ouest. Une des phases les plus importantes est ensuite la construction d’un nouveau cloître aux voûtes à tiercerons à la fin du XVe-début du XVIe siècle et son rehaussement par la création d’une galerie supérieure à une date encore indéterminée, le tout étant désormais entièrement  détruit.  Des  modifications du  XIXe siècle, sans  doute contemporaines des lourds remaniements réalisés par l’architecte Pierre Abadie, ont pu être observées.