À chaque cas sa solution

La fouille préventive est pratiquée lorsqu’un site archéologique est menacé par un projet de construction immobilière, d’aménagement du territoire (route, ligne de TGV,…), etc. Elle vise à prélever, archiver, et étudier les vestiges enfouis ou hors sol avant leur destruction par l’aménageur afin d’en préserver la mémoire. Tel fut le cas place Questel à Nîmes (30), rue du Hâ à Bordeaux (33), place Sembat à Montferrand (63) ou rue Alcide d’Orbigny à La Rochelle (17).

En amont des chantiers d’archéologie préventive, il est nécessaire de procéder à des sondages archéologiques. Véritables fenêtres sur le passé, ils renseignent sur l’épaisseur et l’emprise des niveaux archéologiques du site ainsi que sur leur potentiel scientifique. Ces diagnostics dimensionnent – s’il y a lieu – l’opération de fouilles à mener en amont du projet d’aménagement.
La fouille peut aussi se limiter à un simple suivi archéologique de travaux, que ce soit lors de l’ouverture de tranchées (cas de réseaux EDF et GDF en Aquitaine), pour des décaissements de sol de faible importance ou des travaux de drainage comme ce fut le cas au prieuré de Catus (46).

Enfin, des sites archéologiques non menacés par des travaux peuvent également faire l’objet de fouilles archéologiques programmées, interventions assimilables à la recherche fondamentale des sciences dures.