Du monde des morts au monde des vivants

L’archéologie funéraire est une discipline qui s’attache à comprendre la place des morts dans les sociétés anciennes à travers l’étude des ensembles funéraires : cimetières, champs d’urnes cinéraires, charniers, catacombes…

L’architecture de la tombe (caveaux, mausolées, tumuli…), le type de sépulture (individuelle, collective, primaire, secondaire…), le type de contenant employé pour le corps (coffrage, sarcophage, cercueil…), le mobilier accompagnant le(s) défunt(s) (bijoux, armes, poteries…) sont autant d’éléments qui nous permettent d’appréhender la manière dont une population traite ses morts.
L’étude des pratiques funéraires peut être révélatrice de l’organisation d’une société (sujets privilégiés, orientation et/ou position du corps…), même si nous n’avons accès qu’aux gestes funéraires et non aux croyances qui sont à l’origine de ces dépôts.
L’étude anthropologique des restes humains permet de décompter les individus (sépultures collectives, incinérations…) et d’estimer le sexe, l’âge au décès et la stature de chacun. Si la conservation osseuse est suffisante, certains éléments (caractères discrets, ADN, pathologies) peuvent permettre d’établir un schéma de mortalité (démographie), de mettre en évidence des liens de parenté et de caractériser l’état sanitaire de l’échantillon.

Le but de ces études est de comprendre d’une part comment ces individus sont morts et, d’autre part comment ils ont vécu.