Une archéologie du patrimoine hors-sol

La restauration, la réhabilitation, voire la démolition, d’un édifice ancien peut être précédée par une étude archéologique des élévations dont Hadès s’est fait une spécialité. Cette expertise archéologique est pratiquée sur des édifices allant de l’Antiquité (tours antiques de Bayonne (64)) jusqu’au XIXe siècle (moulin de Roques-sur-Garonne (31)). Elle permet d’identifier les phases de construction et de modifications du bâti (abbaye Saint-Hilaire (11), château épiscopal de Capestang (34)), renseigne sur les techniques des bâtisseurs (château de Châlucet (87)) et met en lumière son intérêt patrimonial (Palais des Rois de Majorque à Perpignan (66)).

En outre, les suivis de chantiers de restauration de monuments historiques (« Château Barrière » de Périgueux (24), tour d’Arles à Caussade (31)) consistent en une analyse préalable du bâti, avant échafaudage, puis en des observations plus poussées en suivi des travaux à la recherche des indices techniques ou chronologiques.

Une opération d’archéologie du bâti peut ne pas comprendre uniquement une étude des élévations, des investigations archéologiques y sont parfois associées, comme ce fut le cas au château de Crozant (23).